Wednesday, June 2, 2010

Hors la loi and Marie Cardinal's Les Pieds Noirs (1988)

Rachid Bouchareb's new film Hors la loi has caused a great polemic among the Pied-Noir community and, according to Le Monde, has started a new war of Algerian Memories ("France-Algerie: réconcilier les mémoires?" May 20, 2010). Groups of Pieds-Noirs demonstrated at the showing at Cannes (Le Point.fr "Des pieds-noirs manifestent dans le calme lors de la projection du 'Hors la loi" de Bouchareb' May 21, 2010), and the debate continues on blogs, facebook, and listservs for the Pied-Noir community.

Hors la loi opens with the Sétif Massacres on May 8, 1945 which became an uprising between the Algerians and Europeans until the French Army repressed the Algerians throughout the region. The number of dead has been a subject of great debate. Marc Mora, not having seen the film like most involved in the debate, wrote an interesting reaction "Merci au film Hors la Loi, Merci à Rachid Bouchareb" in which he states, "c’est grâce à Hors-la-loi et à Rachid Bouchareb qu’on commence à donner la parole, non pas à des Pieds-Noirs comme vous et moi, il ne faudrait tout de même pas exagérer dans l’audace, mais à ce qu’on appelle en jargon marketing des « leaders d’opinion..." According to the article in Le Point, Bouchareb has declared, "Hors la loi est un film de fiction."

The debate has tied many aspects of my research on Pied-Noir literature and history together. I am currently working on aspects of Marie Cardinal's Les Pieds-Noirs (Belfond, 1988) for my presentation at Women in French, "Envisioning Algeria, Ruining the Past"which will take place June 11, Wagner College, Staten Island, New York. Cardinal's text, written with other Pieds-Noirs to visually represent the community as a collective autobiography, dedicates two pages to the Sétif uprisings. I cite the entire commentary:


Tandis que la Chartes des Nations Unies s'élabore à San Francisco en avril 1945, un vent de nationalisme soulève le monde arabe. En Algérie, certains croient aux promesses d'émancipation. Déjà, le 1er mai, des Musulmans ont défilé à Alger, Oran, Bougie, Guelma. Des incidents ont éclaté. Le 8, on célèbre la signature de l'Armistice, des cortèges se forment, qui se rendent au monument aux Morts. A Sétif, le drapeau algérien est déployé, on scande des slogans d'indépendance. Bousculades. Heurts. Echange de coups de feu avec la police. Les  manifestants attaquent les Européens: violences et meurtres. Le soulèvement gagne les campagnes à Lafayette, Chevreul, Kerrata, Oued Marsa. Au soir du 9 mai, on compte plus de 100 morts et 250 blessés européens. L'armée organise les opérations de répression: 15 000 morts selon le général Tubert qui préside la commission d'enquête envoyée par le gouverneur général Chataigneau.









Mai 1945 dans le Constantinois est une date cruciale en Algérie. Rien ne sera plus comme avant.
(Les Pieds-Noirs p. 227)


The six included images are the following:
1. Maison d'Européens incendiée
2. Une réaction de défense à Sétif
3. En mai 1945, dans une mechta du Constantinois
4. Reddition dans les gorges de Kerrata
5. La soumission des communes de Oued Marsa et de Djidjelli
6. Des douars dissidents se soumettent
 

No comments: